Alix Colette

Colette est avec son ami Claude, membre des Belles Images depuis mars 1991. la naissance de leur fille – Pauline – en décembre 1992, les consacrera comme le plus fameux trio de la photographie.

Un dialogue avec Colette s’annonce toujours sous les meilleurs auspices. Un grand éclat de rire ponctue chacune de ses phrases et on sait de prime abord, que l’optimisme doit être de rigueur. Comme Colette l’affirmait dans notre journal – le BIP – sa raison première d’avoir rejoint le CBI est de voir de belles images et rencontrer des gens qui aiment la photographie. Où donc hormis, au CLUB des BELLES IMAGES, rencontrer les dignes héritiers de NIEPCE ? Colette a su nous apporter son regard, sa personnalité, sa sensibilité féminines. A vrai dire, notre amie ne fait pas des photos sensationnelles. Sensationnelles dans le sens de la sensation, de voyeurisme; du sang à la une, c’est pas son truc! D’ailleurs, il n’existe pas de féminin à « paparazzi », ce qui devrait satisfaire Mme. la ministre Segoléne Royal !

Colette à l’instar de son maître, Henri Cartier Bresson, capte des moments de vie, des petits rien saisis à l’instant décisif où elle laisse libre cours à sa photographie de l’émotion. On voit, on sait, on sent qu’elle aime indéniablement les gens, puisque l’élément humain est toujours le point fort dans la constitution de ses images. Elle a d’ailleurs remporté en décembre 1997, la « Médaille de l’Humain » avec une photo d’un paysan de l’Aubrac à la coupe de France de photographie. Cela n’a pas été dû au hasard, mais à son seul talent. Talent et travail dont feraient bien de s’inspirer les jeunes filles – et les messieurs aussi – qui passent en coup de vent aux Belles images. N’ oublions pas que Colette est femme, mère, enseignante et photographe passionnée. Un contre-alibi pour ceux qui n’ont que la grisaille de leurs pâles arguments à offrir !